À LA UNE DU 25 JUIN 2026

ALÈS : Les employés de NTN-SNR demandent à être reconnus pour leurs années de service.

Par Hugo Clement - 25 Juin 2026, 10:30

La situation des salariés de NTN-SNR à Alès suscité des tensions importantes, alors qu’un piquet de grève a eu lieu récemment pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur ancienneté. La CFDT, qui a mobilisé environ quarante employés sur le site de Croupillac, demande des augmentations salariales significatives en comparaison avec celles attribuées aux nouveaux entrants.

À Alès, les salariés de NTN-SNR dénoncent un manque de reconnaissance de leur ancienneté

Des revendications salariales claires et structurées

Lors de cette mobilisation, les grévistes ont exprimé des préoccupations fondées concernant leur ancienneté, qui stagne depuis plusieurs années. Michael Salles, élu CFDT, explique que malgré des négociations s’étalant sur trois ans, les employés expérimentés n’ont pas reçu d’ajustements significatifs de leurs salaires, contrairement à des entrants et à ceux aux bas salaires. Ainsi, les salariés demandent une revalorisation de leur rémunération : 100 euros pour cinq à dix ans d’ancienneté, 150 euros pour dix à vingt ans et 200 euros pour plus de vingt ans. Ces revendications sont essentielles pour rétablir un équilibre au sein de l’entreprise, alors que de nombreux employés voient leur salaire de base comparable à celui des nouveaux.

Une grève largement suivie sur les sites d’Alès

Le mouvement de grève a été suivi par environ 50 % des employés sur les deux sites alésiens, Croupillac et Mazac. Ce soutien massif témoigne d’un mécontentement généralisé au sein de la workforce. Les délégués syndicaux affirment que cette initiative vise à faire entendre leurs doléances face à une direction qui, selon eux, ne prêterait pas suffisamment attention à leurs préoccupations. Alain Caillot, directeur du site, rétorque que la direction met en œuvre une politique visant à valoriser l’expérience, tout en considérant que l’ancienneté fait déjà partie de ce calcul.

Un dialogue à amorcer pour débloquer la situation

Une rencontre avec la direction est prévue le 3 juillet afin de discuter des revendications exprimées par les grévistes. Alain Caillot a déclaré que la direction n’avait jamais reçu le barème de paiement proposé lors des négociations. Ce dernier soutient que les demandes syndicales sont « irréalistes et injustifiables ». Malgré cela, le directeur insiste sur le fait que les liens avec les syndicats n’ont pas été rompus, et qu’un dialogue est nécessaire pour mieux comprendre les préoccupations des employés.

En réponse aux grévistes, Michael Salles insiste sur le fait que les millions d’euros d’investissement récents dans la modernisation du site ne se traduisent pas par une amélioration des conditions de travail des salariés. La situation soulève donc une interrogation centrale : comment équilibrer les investissements stratégiques et la reconnaissance des employés ?

Pour en savoir plus sur cette situation préoccupante, consultez l’article complet sur le site Objectif Gard.

Nul doute que l’issue de cette rencontre jouera un rôle déterminant dans l’avenir des relations sociales au sein de NTN-SNR à Alès, et pourrait bien définir les contours d’une reconnaissance méritée pour les salariés sur le long terme.