À LA UNE DU 4 JUIL 2026

Millau : le NPA s’oppose à la police armée et rompt avec Dalila Belaid Artis

Par Hugo Clement - 4 Juil 2026, 08:50

La scène politique à Millau se réchauffe autour de l’armement de la police municipale. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) exprime une opposition ferme à ce projet, annoncé récemment par le maire, Christophe Saint-Pierre. Selon les membres du NPA, ce choix implique une dérive vers une logique répressive, au détriment de la médiation et de la proximité.

À Millau, le NPA s’oppose à l’armement de la police municipale

Le débat sur l’armement des forces de la loi à Millau ne laisse pas indifférents les élus et les citoyens. Pour Iñaki Aranceta, figure du NPA local, la question du désarmement est cruciale : « La police est surarmée en France, et ce n’est pas une solution pour la sécurité », affirme-t-il. Les militants soulignent que cette décision pourrait détourner des ressources financières essentielles, souvent plus utiles pour des causes sociales, comme la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ou le soutien aux hôpitaux.

Le NPA dénonce également le sentiment d’insécurité que pourrait engendrer cette militarisation. « On crée un régime de la peur avec des problèmes qui n’existent pas vraiment », estiment-ils, insistant sur le fait que Millau n’est pas une ville parmi les plus violentes. Selon eux, armer la police municipale serait comme « créer une milice du maire ».

Des préoccupations sur la vidéoprotection

En parallèle de cette polémique, la question des caméras de vidéoprotection fait également débat. Avec l’ajout de quatre nouvelles caméras, Millau comptera désormais 56 dispositifs. Le NPA remet en question l’efficacité de cette surveillance accrue. « Cela ne réduit pas forcément la délinquance, mais contribue plutôt à un sentiment d’être observé », déclarent les militants. Ils critiquent aussi le déploiement de ces caméras, qui semblent principalement concentrées dans les zones populaires de la ville, accentuant un sentiment d’insécurité inégalitaire.

Des tensions internes au NPA

En plus de ces problématiques, des tensions internes au sein du NPA font surface, notamment avec Dalila Belaid Artis, membre du conseil municipal. Des divergences sont apparues, en particulier autour de sa participation aux commémorations du 8 mai, jugée incompatible avec les valeurs du mouvement. Les membres du NPA estiment qu’elle a agi de manière unilatérale, ce qui a conduit à une rupture des relations.

La question du respect des principes de rotation des mandats, défendue par le parti, a également été soulevée. Inaki Aranceta a qualifié cette situation de « trahison », exprimant un profond mécontentement au sein du groupe. « On ne peut plus discuter », conclut-il, indiquant que des mesures d’exclusion ont même été envisagées à l’égard de Belaid Artis.

La stratégie électorale du NPA face à la présidentielle

Concernant l’élection présidentielle à venir, le NPA de Millau a décidé de ne pas soutenir un candidat, mais d’œuvrer pour un front antiraciste et antifasciste, en partenariat avec d’autres mouvements, notamment La France insoumise. Aranceta précise que chaque entité pourra conserver son identité tout en travaillant ensemble, afin de faire face à l’extrême droite.

Ainsi, bien que le NPA semble pour l’instant rester indépendant dans ses actions à Millau, le soutien de Jean-Luc Mélenchon pourrait arriver, si ce dernier demeure le candidat de l’extrême gauche lors de l’élection, selon les discussions toujours en cours au niveau national.

Pour plus de détails sur cette actualité, vous pouvez consulter l’article complet publié sur Millavois.com.