Une toute nouvelle application, Winween, lutte pour redynamiser le commerce local dans l’Hérault. Lancée récemment à Agde et Montpellier, elle ambitionne de transformer la manière dont les clients interagissent avec les commerçants de proximité tout en offrant un modèle économique innovant et sans commission.
Winween : la solution pour le commerce local dans l’Hérault
Créée en 2025, Winween est le fruit de l’initiative de quatre associés qui souhaitent redonner du pouvoir d’achat aux commerçants locaux. En seulement quelques mois, l’application a déjà rassemblé 5 500 utilisateurs et près de 440 offres accessibles sur le territoire héraultais, témoignant d’un engouement croissant pour cette initiative. L’un des co-fondateurs, Quentin Gallea, précise : "Winween permet aux commerces de proposer des offres sans payer d’abonnement ou de commission, contrairement aux plateformes traditionnelles."
Une réflexion nourrie par l’expérience
L’idée de Winween est née d’une observation précise : les charges imposées aux commerçants par les plateformes existantes, comme Uber Eats ou Booking, pénalisent directement leur rentabilité. Gallea, courtier en crédit de profession, a constaté que les frais de commission devenaient un handicap majeur pour de nombreux professionnels locaux. "Les commerçants doivent souvent augmenter leurs prix ou réduire leurs marges pour compenser ces frais élevés", explique-t-il.
Pour contourner cette problématique, l’équipe a développé une technologie permettant aux commerces de proximité de communiquer directement avec leurs clients, sans intermédiaire. "Nous avons intégré des solutions éprouvées, notamment celles mises en place par Abdallah Najah, qui avait déjà lancé un projet similaire à l’étranger", ajoute Gallea.
Un modèle sans commission au service des utilisateurs
La différence majeure entre Winween et les autres plateformes est son modèle économique. L’application n’impose aucune commission sur les transactions, permettant aux commerçants de conserver la totalité de leurs bénéfices. Plutôt que de prélèvements, le financement de Winween repose sur la publicité, diffusée de manière non intrusive. Les utilisateurs sont ainsi récompensés par des "wins" pour les publicités visionnées, échangeables contre des offres promotionnelles.
"Nous respectons scrupuleusement la confidentialité des données utilisateurs, conformément aux normes RGPD, tout en offrant des publicités ciblées en fonction des centres d’intérêt de chacun", précise Gallea.
Une offre variée pour tous les goûts
Actuellement, Winween propose une diversité d’offres dans l’Hérault : restauration, services de beauté, loisirs, et bien plus encore. Les commerçants peuvent moduler leur offre selon des critères variés : horaires, jours ou niveaux de réduction. Par exemple, un restaurant peut proposer des promotions spécifiques selon la météo ou le moment de la journée.
En outre, la plateforme envisage de s’étendre au secteur touristique, un projet qui pourrait révolutionner l’accès à des logements sans commission pour les propriétaires. "L’idée est de créer un écosystème où les visites et les séjours deviennent plus accessibles et avantageux", souligne Gallea.
Un projet ambitieux pour l’avenir
Bien qu’actuellement focalisée sur l’Hérault, l’équipe de Winween ne cache pas ses ambitions d’expansion. D’ici 2026, elle vise à constituer un réseau de 100 communes dans toute la région Occitanie, représentant près de 1,6 million d’habitants. À long terme, l’objectif est d’atteindre 400 communes, voire jusqu’à 750 à l’horizon cinq ans.
La société prévoit également une levée de fonds pour accompagner son développement, aspirant à dépasser 20 000 utilisateurs d’ici la fin de l’année. Comme le souligne Quentin Gallea, "Winween est un modèle qui peut être reproduit partout où il existe des plateformes qui prélèvent des commissions. Notre ambition est de conserver la valeur créée sur les territoires locaux tout en redonnant du souffle aux commerces de proximité."
Pour plus d’informations sur cette initiative prometteuse, vous pouvez consulter les éléments communiqués par Hérault Tribune.