À LA UNE DU 24 JUIL 2026

Lambert à Mende : une « erreur » de jeunesse et la fin d’une rébellion

Par Hugo Clement - 24 Juil 2026, 17:15

L’ancien porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, a récemment pris la parole lors d’un événement public pour clarifier sa position vis-à-vis de ses anciennes affiliations rebelles. Ce discours a alimenté des débats nourris parmi les observateurs de la politique congolaise.

À Mende, Lambert Mende clarifie son parcours rebelle et appelle au repentir

Lors du Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Mende a été confronté à des accusations concernant son passé de rebelle, qu’il a vigoureusement contestées. En réponse, il a affirmé qu’il n’avait jamais déclaré n’avoir jamais été rebelle, mais a plutôt nuancé ses propos en indiquant qu’il n’était pas allé au front avec une arme. Cette distinction importante entre le fait d’être membre d’un mouvement rebelle et d’avoir, concrètement, participé à des actes de violence, a été au centre de son intervention.

Une réflexion sur la responsabilité pénale individuelle

Mende a insisté sur le principe de responsabilité pénale individuelle, précisant que le fait d’appartenir à un groupe tel que l’AFC/M23 ne justifie pas une présomption de culpabilité. Il a affirmé : « La responsabilité pénale est individuelle. Ce n’est pas le fait d’avoir été membre d’un groupe qui fait de vous un criminel. » Par cette affirmation, il conteste une logique de responsabilité collective, qu’il juge inacceptable et contraire aux droits humains.

Cette déclaration souligne une réalité juridique fondamentale qui pourrait avoir des implications pour la compréhension du conflit congolais et les répercussions sur ceux qui ont été, ou sont encore, associés à des mouvements armés. Selon Mende, le jugement d’un individu ne peut être réduit à son affiliation à un groupe, mais doit se fonder sur des actes concrets reconnus par la justice.

Le message d’ouverture au dialogue

Lors de son intervention, Mende a également réaffirmé la volonté du gouvernement de dialoguer avec ceux qui, malgré leur passé, choisiraient de renoncer à la violence. Selon ses mots, même les membres de l’AFC/M23, s’ils choisissent de condamner l’agression et de rompre les amarres, seront les bienvenus dans ce dialogue. Cela reflète une approche inclusive visant à favoriser la réconciliation dans un pays encore marqué par des luttes internes.

Lambert Mende n’a pas seulement cherché à défendre son propre parcours, mais a également élargi le débat en prenant en compte la notion d’erreur et de repentir. Il a déclaré : « L’essentiel, c’est de ne pas persévérer dans l’erreur », et a appelé ceux qui collaborent actuellement avec le Rwanda à réfléchir sur leurs choix passés.

Une leçon de transparence et d’honnêteté

En clarifiant sa propre trajectoire, Lambert Mende se positionne comme un plaidoyer vivant pour la nécessité du repentir. En évoquant ses erreurs de jeunesse, il ne prétend pas à une position de moralité supérieure, mais cherche plutôt à encourager une prise de conscience collective. Ce discours a le potentiel de mobiliser les esprits et les cœurs autour d’une vision commune pour un Congo en paix.

Sa démarche pourrait inspirer d’autres acteurs politiques à aborder leurs propres choix passés avec transparence, favorisant ainsi un climat de confiance et d’ouverture dans un pays dont le chemin vers la réconciliation est encore semé d’embûches.

Pour en savoir plus sur les propos de Lambert Mende, vous pouvez consulter les informations publiées sur le site Actualité.cd.