À LA UNE DU 25 AVR 2026

ALÈS : Les employés de Carrefour en grève symbolique pour protéger leurs droits face à la location-gérance

Par - 25 Avr 2026, 00:35

Carrefour Alès : Les salariés s’inquiètent du passage en location-gérance et de ses conséquences

À Alès, la situation des salariés de Carrefour, ex-Cora, alerte de plus en plus. Ce matin, une trentaine d’employés ont symboliquement débrayé pendant une heure devant le magasin. L’annonce du passage à un système de location-gérance par la direction suscite de vives inquiétudes, tant sur le plan des rémunérations que des conditions de travail.

À Alès, le passage en location-gérance de Carrefour soulève des inquiétudes parmi les employés

Derrière la décision de passer en location-gérance se cachent des enjeux financiers majeurs pour les 243 salariés actuellement en poste. “Ce modèle de gestion est synonyme de pertes salariales et d’avantages sociaux réduits”, souligne Julien Aquilina, délégué syndical élu au Comité Social et Économique (CSE) de Carrefour Alès. Les employés redoutent une perte qui pourrait atteindre entre 2 000 et 2 500 euros par an, ainsi que la suppression des primes et des augmentations de salaire. D’après les informations publiées par la CGT, cette configuration accentue la précarisation des employés et modifie leur statut au sein de l’entreprise.

Une précarisation croissante : l’impact sur les employés d’Alès

Les salariés de Carrefour Alès sont déjà dans une situation délicate. Payés par Cora, ils bénéficient de conditions moins avantageuses que leurs collègues d’un magasin Carrefour intégré. “Leurs salaires sont en moyenne de 200 à 250 euros supérieurs aux nôtres, et nous n’avons pas les mêmes protections sociales”, ajoute Philippe Milesi, autre délégué syndical. Ce passage en location-gérance signifierait une détérioration encore plus marquée de ces conditions déjà fragiles.

Ce changement de statut n’est pas uniquement une transition administrative, mais pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le plan personnel. L’inquiétude est palpable parmi les équipes, qui craignent des pertes d’emplois significatives. Alors que le magasin comptait 420 employés, il ne reste plus que 243, et cette tendance pourrait se poursuivre, avec une possible réduction de 50 à 70 postes dans les prochaines années.

Mobilisation des salariés : une réponse claire à la direction

Face à cette menace, les salariés se mobilisent. “On est là aujourd’hui pour montrer qu’on ne lâchera rien”, a déclaré un des membres de la CGT lors du débrayage. Les inquiétudes sont partagées parmi les employés, qui s’interrogent sur la pérennité de leurs emplois et les conditions de travail futures.

La direction de Carrefour, d’après les déclarations officielles, plaidait pour la nécessité de ce modèle pour éviter la fermeture d’hypermarchés. Selon eux, ce changement apporterait un redressement des magasins jugés déficitaires. Cependant, les témoignages des employés révèlent un écart grandissant entre les promesses de la direction et les réalités vécues sur le terrain.

Quelles sont les prochaines étapes pour Carrefour Alès et ses employés ?

La direction a prévu une réunion du CSE central pour officialiser le changement. Dans un contexte déjà tendu, cette annonce pourrait être un nouveau facteur de conflit pour les employés. Ils souhaitent renégocier les accords sociaux afin de préserver leurs acquis, mais l’incertitude demeure quant à l’accueil de ces revendications par la direction.

Dans un climat d’inquiétude grandissante, les salariés de Carrefour Alès restent déterminés à défendre leurs droits. Pour suivre l’évolution de cette situation et les perspectives qui s’annoncent, vous pouvez consulter l’article détaillé sur Objectif Gard.