Au cœur du Lot-et-Garonne, un tournant se dessine pour la gestion du chenil départemental, où des tensions se sont manifestées entre élus et syndicat. La présidente sortante, Audrey de Brito, candidate à sa réélection, fait face à des défis complexes, notamment l’augmentation des cotisations et les projets de réhabilitation urgents.
À Casteljaloux : Vers un nouvel enjeu pour la présidence du chenil départemental
La ville de Casteljaloux est au centre d’une élection cruciale pour la présidence du syndicat intercommunautaire de gestion du chenil, avec des enjeux importants qui touchent directement les collectivités locales. La présidente actuelle, Audrey de Brito, a suscité des débats vifs en proposant une augmentation des contributions des communes pour financer les travaux de réhabilitation du chenil. Cette mesure, envisagée pour une meilleure gestion animale, a provoqué une réaction virulente de nombreux maires, dont celui d’Agen, Jean Dionis, entraînant une suspension des paiements.
Rétrospective d’un conflit : tension entre élus et syndicat
Les maires ont exprimé leur mécontentement face à l’augmentation des cotisations, dépassant les deux euros par habitant, que de Brito avait instaurée l’année dernière. Cette décision a été perçue comme une provocation, plongeant les élus dans une situation délicate où un certain nombre d’entre eux ont suspendu leurs contributions. La tension est montée à un point tel que le préfet du Lot-et-Garonne a dû intervenir pour calmer le jeu, démontrant l’importance de cette question sur le tissus local.
Le candidat alternatif, Stéphane Schmittlin, vice-président depuis trois ans et élu d’Aubiac, a également annoncé sa candidature, promettant une réhabilitation du chenil sans hausse des cotisations, en s’appuyant sur des subventions et sur le Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA). Une approche plus consensuelle qui pourrait séduire les élus frondeurs.
Réhabilitation et bien-être animal : les priorités des candidats
Les enjeux de cette élection vont bien au-delà des simples considérations financières. Audrey de Brito, dans sa profession de foi, souligne l’importance de son engagement en faveur des animaux et de la nécessité de réhabilitation complète des bâtiments du chenil. Elle plaide pour un projet ambitieux dédié à la cause animale, alliant bien-être et mission de service auprès des collectivités. Pour elle, l’enjeu est de “mener à terme les projets engagés” tout en renforçant la politique en faveur des chats libres, un sujet qui semble fédérer au-delà des clivages politiques.
Stéphane Schmittlin, quant à lui, promet de privilégier une approche plus harmonieuse, insistant sur le dialogue entre communes et syndicat, afin de trouver un terrain d’entente sur les cotisations tout en assurant le bon fonctionnement du chenil. La question de la solidarité entre collectivités est essentielle, particulièrement dans un contexte où la gestion animale est de plus en plus scrutée par les citoyens.
L’avenir de la gestion du chenil départemental entre les mains des élus du Lot-et-Garonne s’annonce donc décisif. Les résultats de ce vote, prévu pour le 20 mai, détermineront non seulement la direction de la politique animale dans la région, mais également l’équilibre des relations entre les communes et le syndicat. Pour en savoir plus, consultez cet article sur Sud Ouest.