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Lot-et-Garonne : La RD 427 expérimente une route éco-responsable à base de poix à seulement 0,04 € le m²

Par Hugo Clement - 24 Juin 2026, 14:55

L’innovation verte progresse à Saint-Léger grâce à un nouvel enduit routier

À Saint-Léger, le Département intègre un enduit biosourcé sur la RD 427 pour un entretien routier durable

Dans un contexte de prise de conscience environnementale, la commune de Saint-Léger dans le Lot fait figure de précurseur avec l’expérimentation d’un enduit routier durable sur la RD 427. Le Département innove en remplaçant une partie du bitume traditionnel par de la poix de pin, un produit biosourcé qui vise à réduire l’empreinte carbone de l’entretien routier.

Une méthode écologique visant à réduire l’empreinte carbone

L’initiative du Conseil départemental marque un tournant dans la gestion des infrastructures routières. En intégrant une portion de liant biosourcé, la commune ambitionne non seulement de diminuer sa dépendance aux ressources fossiles, mais aussi de contribuer au stockage durable du carbone biogénique dans les routes. Cette démarche importante répond à des enjeux environnementaux croissants et à la nécessité d’opter pour des solutions plus respectueuses de la nature.

Lors de sa visite sur le chantier, la présidente du Conseil départemental, Sophie Borderie, a souligné l’importance de cette expérimentation. "C’est une avancée significative vers un entretien routier plus durable", a-t-elle affirmé. Les retombées de cette démarche innovante pourraient inspirer d’autres collectivités à travers le pays, qui recherchent des alternatives écologiques pour leurs infrastructures.

Surcoût limité : un petit prix pour de grands bénéfices

Bien que l’idée d’un nouveau procédé puisse faire craindre un coût élevé, le surcoût d’intégration de cet enduit biosourcé se chiffre à seulement 0,04 € par mètre carré. Ce montant, jugé modique par les responsables locaux, reste amplement justifié par les nombreux bénéfices environnementaux associés à cette innovation. La présidente Borderie a ajouté que "ce surcoût demeure modéré au regard des bénéfices environnementaux attendus".

D’ailleurs, cette stratégie s’inscrit dans le cadre d’un large plan routier de 228,5 millions d’euros, dont 198,5 millions sont destinés à l’entretien et à la maintenance des routes, tandis que 30 millions sont alloués au développement des mobilités douces. Ce type d’initiative montre également la volonté du Département de s’engager vers un avenir plus durable et d’encourager les autres collectivités à suivre cette voie.

Vers une généralisation de l’entretien routier durable

L’expérimentation sur la RD 427 pourrait ouvrir la voie à une généralisation de l’utilisation d’enduits biosourcés sur d’autres routiers dans le Lot et au-delà. Si les résultats s’avèrent positifs, cette méthode pourrait devenir la norme, permettant non seulement de réduire l’empreinte carbone, mais également de sensibiliser la population à l’importance d’investir dans des solutions écologiques pour le développement des infrastructures.

Les études à venir sur l’efficacité de ce traitement seront cruciales pour évaluer son potentiel de déploiement à une échelle plus large. À l’heure où les enjeux environnementaux sont plus pressants que jamais, l’expérimentation à Saint-Léger pourrait bien constituer un modèle à suivre pour d’autres communes, propulsant le Lot comme un territoire pionnier dans l’innovation écologique.

Pour plus d’informations sur cette démarche, vous pouvez consulter l’article original disponible ici.