À LA UNE DU 30 JUIN 2026

Des confessions entraînent une peine de 27 ans d’emprisonnement

Par Hugo Clement - 30 Juin 2026, 10:45

La cour d’assises d’appel de l’Ardèche vient de trancher dans une affaire marquante, celle du meurtre de Marie-Pascale Sidolle, une aide-soignante de 54 ans disparue en avril 2019 à Avignon. Cette décision fait suite à un long parcours judiciaire et à des révélations troublantes.

À Avignon, Fabrice Poncet condamné à 27 ans pour le meurtre de Marie-Pascale Sidolle

Le récit tragique de la disparition de Marie-Pascale Sidolle a été largement médiatisé dans la région, suscitant l’émoi parmi les habitants d’Avignon et au-delà. À l’origine, l’affaire avait pris une tournure inquiétante lorsqu’elle a été enlevée sur le parking de son lieu de travail. Les enquêtes, menées par la Section de Recherches de Nîmes, ont permis d’identifier Fabrice Poncet, l’ex-compagnon de la victime et père de leur fille, comme principal suspect.

Les éléments de l’enquête : un dénouement tragique

Après sa disparition, les investigations avaient révélé des preuves accablantes contre Poncet, notamment des images captées par les caméras de sécurité de l’hôpital d’Avignon. On y voyait la victime arriver seule, mais quitter les lieux avec un autre conducteur à son volant. Ces éléments ont conduit les enquêteurs à privilégier une piste criminelle dès le début des recherches. En juin 2021, des ossements ont été retrouvés à Aramon, confirmant les pires craintes des proches de Marie-Pascale.

Dans le premier procès qui s’est tenu à Nîmes, Fabrice Poncet avait été condamné à 30 ans de prison pour homicide. Pourtant, à l’issue de ce verdict, il avait choisi de faire appel, ce qui a conduit à un nouveau procès devant la cour d’assises de l’Ardèche. Ce second jugement a été marqué par un retournement de situation : l’accusé a finalement reconnu avoir tué son ex-compagne, bien qu’il ait longtemps nié son implication.

Une peine allégée mais des répercussions durables

Le verdict d’appel a abouti à une peine réduite, Poncet écope désormais de 27 ans de réclusion. Ce compromis suscite des questions sur la nature de son acte et les raisons qui l’ont poussé à avouer si tardivement, alors que son appel signalait une volonté de se défendre. La nouvelle de cette condamnation a bouleversé la fille de Marie-Pascale, qui était persuadée de la culpabilité de son père.

Les enquêteurs avaient déclaré que l’aveu de Poncet changeait la donne dans cette affaire, apportant une conclusion tragique mais nécessaire pour la famille Sidolle. Cette décision de justice, bien qu’elle permette de clore un chapitre douloureux, ne répare pas les blessures infligées. Les souvenirs de Marie-Pascale, ses collègues et ses proches continuent de pleurer sa disparition dans une communauté qui se souviendra longtemps de ce drame.

Pour plus de détails sur cette affaire, vous pouvez consulter les informations publiées sur le site Objectif Gard.

Cette tragédie rappelle l’importance de sensibiliser à la violence domestique et à son impact dévastateur, tant sur les victimes que sur leurs proches. À Avignon, un élan de solidarité se dessine, cherchant à soutenir les familles touchées par des actes similaires et à prévenir de futurs drames.