À LA UNE DU 20 AOûT 2026

Saint-Céré : une canalisation oubliée assure l’approvisionnement en eau potable

Par Hugo Clement - 20 Août 2026, 05:50

Face à la crise de sécheresse qui a frappé Saint-Céré en 2022, la municipalité a mis en place un dispositif innovant pour garantir son approvisionnement en eau potable. En réactivant une canalisation historique depuis la ressource de Tézels, la ville s’assure désormais un débit quotidien de secours, un exemple de solidarité territoriale.

À Saint-Céré, une nouvelle canalisation pour sécuriser l’approvisionnement en eau

Depuis l’été 2022, Saint-Céré a dû faire face à une situation alarmante concernant son approvisionnement en eau. En effet, le débit du Cayla, la source principale, avait chuté de manière préoccupante en raison des faibles précipitations. Stéphanie Roussiès, présidente du Syndicat mixte d’adduction d’eau potable (SMAEP) et maire de Saint-Laurent-les-Tours, rappelle que l’Agence régionale de santé (ARS) a demandé un soutien d’urgence pour la ville. C’est dans ce contexte critique que la municipalité a décidé de restaurer une canalisation, dorénavant exploitée, reliant Saint-Céré à la ressource de Tézels.

Depuis cette réactivation, la ville achète quotidiennement un minimum de 50 m³ d’eau, avec la possibilité d’augmenter ce volume si nécessaire. Ce fonctionnement a non seulement permis de pallier les risques de pénurie, mais il symbolise également un acte de solidarité entre communes.

Un système de solidarité entre communes dans le Lot

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de gestion des ressources en eau sur le territoire. Le SMAEP supervise l’adduction d’eau potable dans une quinzaine de communes du nord du Lot, et cette convention avec Saint-Céré témoigne d’un engagement collectif. “L’objectif est que, quand vous ouvrez le robinet, il y ait de l’eau”, affirme Stéphanie Roussiès. En effet, la préservation de l’approvisionnement en eau est cruciale pour les établissements clés de Saint-Céré, tels que son hôpital et ses écoles.

La canalisation vers Tézels, bien qu’ancienne, est désormais un atout précieux pour faire face aux enjeux climatiques. Lors d’analyses récentes, la municipalité a pris des mesures d’anticipation, notamment par la mise en place de tests pour évaluer la capacité à puiser dans des réserves limitées en cas de crise prolongée. “Nous devons être préparés à tous les scénarios”, rappelle Louis Bontemps, maire de Saint-Céré.

Comparaison avec la situation à Figeac

Ce modèle de gestion diffère de celui observé à Figeac, où la situation est plus tendue. À l’été 2022, le débit de la rivière Célé était tombé sous les 500 litres par seconde, suscitant des inquiétudes pour l’approvisionnement en eau potable. À Saint-Céré, la municipalité semble davantage préparer aux aléas, bénéficiant d’un système de secours qui renforce sa résilience face à la sécheresse.

En effet, bien que le climat reste imprévisible, les habitants de Saint-Céré peuvent avoir une certaine tranquillité d’esprit grâce à ces mesures préventives. Louis Bontemps assure que la ville est mieux équipée pour faire face à une éventuelle crise, même si la vigilance demeure de mise.

Cette réactivation de la canalisation vers Tézels est également synonyme d’une opportunité pour Saint-Céré. Comme le souligne Stéphanie Roussiès, sans cette infrastructure déjà établie, il aurait été impossible de mettre en œuvre un tel dispositif rapidement et à moindre coût.

Pour plus de détails sur les enjeux de l’eau à Saint-Céré, consultez ces informations publiées.

En somme, grâce à un système de solidarité et une gestion anticipée, Saint-Céré a pu transformer une crise en une leçon de coopération intercommunale, assurant ainsi un maintien de son approvisionnement en eau potable face à l’incertitude climatique.