À LA UNE DU 30 JUIN 2026

Canicule : la régulation médicale dans le Lot-et-Garonne sous pression, mais l’activité des urgences reste contrôlée

Par Hugo Clement - 30 Juin 2026, 13:55

Les épisodes de canicule récents ont engendré une forte tension sur le système de santé en Lot-et-Garonne. Les appels au Samu ont fortement augmenté, mais les services d’urgences ont su faire face sans saturation. Voici un aperçu de la situation.

À Lot-et-Garonne, la canicule cause une hausse des appels au Samu sans saturation des urgences

La canicule qui a frappé le Lot-et-Garonne a bouleversé le quotidien des professionnels de santé. Les appels au centre 15, le Samu local, ont enregistré une hausse significative, atteignant jusqu’à 880 appels par jour pendant les pics de chaleur. Cette situation, bien que délicate, a été maîtrisée. Les équipes de régulation médicale, bien que sous pression en raison du manque d’ARM (assistants de régulation médicale), ont réussi à assurer une continuité des soins.

La régulation médicale face à un afflux d’appels

Le Dr Philippe Vives, médecin régulateur au Samu, souligne qu’au cours des journées les plus chaudes, le nombre d’appels a augmenté de 20 à 30 %. « Nous devons faire la distinction entre les malaises dus à la chaleur et d’autres affections », explique-t-il. En effet, le défi réside dans la capacité à identifier rapidement les urgences médicales parmi les nombreux appels entrants.

Les difficultés de régulation sont accentuées par le manque d’ARM, qui limite la capacité de réponse des équipes. Malgré ces challenges, l’ARS (Agence Régionale de Santé) a collaboré pour renforcer la régulation, même si les ressources disponibles sont souvent insuffisantes. D’après les informations publiées par La Dépêche, le Samu a pu gérer les flux sans atteindre une saturation alarmante.

Urgences : une situation sous contrôle malgré une montée de l’activité

Les services d’urgence ont connu une légère augmentation de fréquentation, avec environ 10 % d’augmentation des passages à la clinique Esquirol Saint-Hilaire. Toutefois, les équipes ont su maintenir une situation maîtrisée. Jean-Marc Coassin, directeur de la clinique, précise que l’afflux n’a pas been exceptionnel et que les mesures de prévention, telles que le rafraîchissement des espaces, ont été mises en place.

Les établissements de santé, tels que l’hôpital Agen-Nérac, ont fait preuve d’anticipation en activant des dispositifs de climatisation pour le bien-être des patients et du personnel. Les bâtiments rénovés maintiennent une température acceptable dans les zones sensibles, minimisant ainsi les risques associés à la chaleur.

Vers une adaptation face aux défis climatiques

Les retours d’expérience des équipes médicales lors des précédentes vagues de chaleur ont permis d’améliorer la gestion des épisodes caniculaires. Les Ehpad, en particulier, ont intégré des mesures adéquates pour protéger les résidents. « Les enseignements tirés de la canicule de 2003 ont conduit à des pratiques plus rigoureuses », souligne le Dr Vives.

Il reste néanmoins crucial de continuer à évaluer les ressources humaines et matérielles du système de santé, en particulier en période de canicule. L’analyse de ces événements met en lumière des fragilités dans le fonctionnement du Samu et des urgences, soulignant l’importance d’un renforcement des équipes, notamment en termes d’ARM, pour faire face à des situations similaires à l’avenir.

En somme, la canicule a mis à l’épreuve le système de santé du Lot-et-Garonne, mais grâce à une organisation proactive des équipes, la situation est restée contenue, évitant ainsi un chaos potentiel. La vigilance et l’adaptation restent essentielles alors que ces épisodes climatiques deviennent de plus en plus fréquents.